vendredi 31 décembre 2010

mercredi 29 décembre 2010

La Carte de France des suppressions de postes

(infographie Le Monde, 29 décembre 2010)

282 postes supprimés ! C'est le tribut que paiera l'académie de Lyon à la rentrée 2011 : 62 postes seront en effet supprimés dans le primaire et 220 dans le secondaire, surtout dans les collèges. Dans un peu plus d'un mois, les chiffres seront affinés, département par département, mais il n'y a pas de miracle à attendre. Que le nombre d'élèves annoncés augmente ou diminue, le sort sera le même pour tout le monde et, une fois de plus, la pilule sera dure à avaler quand les dotations seront révélées, établissement par établissement, en mars. Il faut s'attendre déjà à des effectifs moyens d'élèves à la hausse, à la disparition de certains enseignements et à un nouvelle vague de services partagés. En attendant, souhaitons à notre recteur de bien profiter de sa prime de fin d'année. A propos, sur la base de 22 000 € , ça met la tête de prof à 78 €. Et encore, comme dirait Chatel, c'est "parce qu'ils le valent bien".

Suppressions de postes à gogo en 2011

(source : Le Monde, 29 décembre 2010)

mardi 28 décembre 2010

samedi 25 décembre 2010

jeudi 23 décembre 2010

Prime de noël pour les recteurs

C'est noël avant l'heure pour les recteurs d'académie. Les plus zélés d'entre eux, les plus appliqués à mettre en oeuvre la politique du gouvernement, à supprimer des postes et à bourrer les classes, verront leurs efforts justement récompensés par l'octroi d'une belle prime de fin d'année : 15 200 € minimum et jusqu'à 22 000 € pour les plus méritants, soit l'équivalent du salaire annuel d'un prof certifié 6e échelon. Merci petit papa chatel !
ET NOUS ????

De la discipline pour les stagiaires : rompez !

(source : Le Canard Enchaîné, 22 décembre 2010)

mercredi 22 décembre 2010

Crise des vocations

Le métier de prof n'attire plus. Alors qu'il y avait encore un peu plus de 38000 candidats au Capes en 2010, ils ne sont plus que 21000 en 2011, pour 8600 postes à pourvoir. Plusieurs explications à cette crise des vocations, parmi lesquelles le faible nombre de postes aux concours, mais plus encore des conditions de travail qui se dégradent continuellement, un salaire qui motive peu et, surtout, la disparition de la formation qui propulse directement les lauréats devant les élèves, sans aucune expérience préalable. Par ailleurs, on peut craindre pour l'avenir une baisse du niveau de recrutement puisque, dans certaines matières, le rapport entre le nombre de postes au concours et celui des candidats se resserre : ainsi, en maths, il n'est plus que de 1,4 candidat par poste, de 1,9 en lettres et de 2 en anglais, de 2,6 en sciences physiques où il n'y a plus que 780 candidats.
Mais pas de panique du côté de l'Education nationale. Josette Théophile, la DRH, parle d'une baisse "purement conjoncturelle", liée à une "année transitoire" pendant laquelle se met place la réforme de la formation. Et la brave dame de relativiser la désaffection constatée, notammment dans premier degré où, en septembre dernier, 18 000 personnes seulement ont passé le concours de professeurs des écoles, contre 34 952 lors de la précédente session : "ce n'est pas inquiétant dans la mesure où le nombre de postes à pourvoir a été divisé par deux [de 6000 à 3000]. Il faudrait que la baisse soit confirmée sur trois ou quatre ans pour s'inquiéter".

lundi 20 décembre 2010

Sarkozy ne se sucrera pas sur le dos des retraités

Nicolas avait imposé la réforme des retraites et piétiné les acquis sociaux, Guillaume devait en retirer les fruits et s'en mettre plein les fouilles. Le plan semblait bien préparé. Mais la société spécialisée dans la retraite complémentaire qui devait être créée le 1er janvier prochain par Monsieur frère du roi, avec la Caisse nationale de prévoyance, ne verra finalement pas le jour. Le beau projet concocté par le délégué général du groupe Malakoff Médéric a été rejeté par l'Autorité de contrôle prudentiel, en raison d'une solidité financière insuffisante, ce qui a amené la CNP à jeter l'éponge.

dimanche 19 décembre 2010

Un député très "populaire"

"Fondée sur l’autorité, le mérite et le respect, l'école de la République doit permettre à chaque enfant d’apprendre les valeurs morales et civiques ainsi que favoriser l'égalité des chances pour tous (...). Au sein des familles, l’éducation, les repères et la solidarité entre les générations doivent être promus et encouragés". Voilà une belle déclaration qui sent bon les années 30. On peut la trouver dans la charte du collectif de la droite populaire, un groupuscule fondé l'été dernier par une trentaine députés ultras de la majorité, une bande de joyeux drilles qui a décidé d'aller ouvertement chasser sur les terres du FN et parmi lesquels figure notre député, l'indéboulonnable Michel Voisin (http://ladroitepopulaire.org/). Nationalistes, patriotes, identitaires, libéraux, attachés aux valeurs du travail et de la famille, défenseurs de la ruralité, partisans d'une politique sécuritaire et d'une immigration contrôlée et maîtrisée, anti fonctionnaires, ces braves représentants de la France à grand-papa (avec une moustache, un képi et un voix chevrotante) comptent dans leurs rangs quelques "stars" aux idéaux bien réacs comme les députés Luca, Vanneste, Monthron ou le nouveau ministre des transports, Mariani.

vendredi 17 décembre 2010

mardi 14 décembre 2010

Cahiers de flicage

C'est officiel. A la rentrée 2011 tous les collèges et lycées devront se doter d'un cahier de textes numérique dans lequel les profs devront, jour après jour, prouver qu'ils ont bien travaillé face à leurs élèves. Flicage ou inquisition ? Les deux à la fois certainement. "Avec le cahier de textes numérique, par un de ces détournements auxquels l'informatique nous a habitués, la charge de travail des enseignants se voit notablement alourdie sans qu'un quelconque bénéfice en soit attendu pour les élèves. Pour chaque cours en effet, le cahier de textes devra mentionner « le contenu de la séance et, d'autre part, le travail à effectuer, accompagnés l'un et l'autre de tout document, ressource ou conseil à l'initiative du professeur, sous forme de textes, fichiers joints ou de liens […]. Les travaux donnés aux élèves porteront, outre la date du jour où ils sont donnés, l'indication du jour où ils doivent être présentés ou remis par l'élève ».
On respire : pour l'instant, l'heure et la minute ne sont pas exigées. Bien sûr, « les textes des devoirs et des contrôles figureront au cahier de textes, sous forme de textes et de fichiers joints. Il en sera de même du texte des exercices ou des activités lorsque ceux-ci ne figureront pas sur les manuels scolaires ». Cette liste n'oublie pas non plus de prendre en compte les travaux de groupes ou de « sous-groupes d'élèves » (sic) pour lesquels « le contenu des activités spécifiques sera mentionné dans le cahier de textes ».
Avec cette énumération digne d'Ubu, arrêtée par une haute administration qui ne connaît manifestement rien au quotidien de la classe, le cahier de textes numérique demandera bientôt davantage de travail aux enseignants que la préparation des cours.
" (lire la suite sur http://www.rue89.com/2010/12/14/le-cahier-de-textes-numerique-cest-big-brother-en-classe-180693 )

Un hic toutefois : au collège de Vonnas comme ailleurs, la plupart des salles de classe ne sont pas équipées d'ordinateurs ! Quant à compter sur les trois vieilles bécanes poussives de la salle des profs... mdr !

lundi 13 décembre 2010

Disparition du prêt à taux zéro

"Je vous informe que le dispositif d'attribution du prêt bonifié à taux zéro en faveur des personnels enseignants, d'éducation et d'orientation du ministère de l'Education nationale prendra fin le 2 février 2011", a écrit la directrice générale des ressources humaines, dans une note adressée aux recteurs d'académie au début de la semaine dernière.
Depuis la rentrée 2009, tout professeur du public comme du privé qui s'installait ou déménageait pour cause de mutation pouvait en effet emprunter jusqu'à 30.000 € sans intérêt, sur une période de 10 ans, à condition toutefois d'être locataire et d'acheter son premier logement.
Cette annonce suscite quelques remous du côté des syndicats qui, non contents de dénoncer, comme le SE-Unsa, "les économies faites sur le dos [des profs]" grâce aux suppressions de postes, dénonce la disparition d'un avantage concédé il y a moins de 2 ans et dont vont surtout pâtir "les enseignants les plus jeunes". Décidément la perspective d'une revaloriastion de la condition enseignante promise par Chatel ne cesse de s'éloigner.

samedi 11 décembre 2010

Les carottes baldomériennes

Alors que la dernière enquête PISA confirme le niveau désespérément moyen des élèves français, le collège privé Sainte-Stéphanie de Saint-Galmier, dans la Loire, tente de motiver ses troupes en attribuant des chèques cadeaux de 20 € aux élèves de 4e jugés méritants par les équipes pédagogiques. "C'est une décision prise à l'unanimité par l'équipe éducative, spécifiquement pour les classes de 4ème qui ont du mal à se mettre au travail. Mais nous ne valorisons pas que les premiers de la classe, déclare le directeur. Nous récompensons les élèves qui font des efforts dans leur travail, dans leur comportement, dans l'aide qu'ils apportent aux autres. Comme dans beaucoup d'établissements, nous avons essayé avec les retenues, les appels aux parents... Mais nous avons inversé la logique : il s'agit maintenant de mettre en avant le positif." En attendant les conseils de classes du deuxième trimestre, qui permettront sans doute de faire un premier bilan d'une expérience engagée sans l'aval de l'inspection académique, les heureux récipiendaires pourront aller dépenser leur chèque dans l'espace culturel du centre Leclerc voisin.

vendredi 10 décembre 2010

L'UMP verse le denier du culte

Bientôt noël. Aussi l'UMP a décidé d'être généreuse avec l'enseignement privé. Alors que ce dernier, qui accueille 20 % des élèves, aurait dû perdre 3200 postes en 2011 (20 % de 16000), il a été finalement décidé de ne lui en supprimer que 1633. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que les sénateurs viennent de voter un amendement au budget 2011 qui soustrait 250 postes supplémentaires au public pour les reverser dans le privé, des petites étrennes d'une valeur de 4 millions d'euros. Du coup, la contribution des établissements privés aux suppressions de postes est proportionnellement deux fois moindre que celle du public ! Comme si cela ne suffisait pas, à la mi octobre, 81 députés UMP avaient fait enregistrer par la présidence de l'Assemblée nationale une proposition de loi exonérant les écoles privées sous contrat de la taxe foncière sur les propriétés bâties, au motif que - accrochez-vous bien -"[elles] rendent des services extrêmement appréciables aux communes", ce que ne font pas les écoles publiques bien entendu. Pour inciter les collectivités territoriales à faire preuve de générosité envers ces saints établissements, on leur a donc promis de compenser les pertes de revenus que cela induirait par la création d'une nouvelle additionnelle sur... le tabac. Fumeux ! Les fidèles du petit Chanoine de Saint-Jean de Latran viennent donc de porter deux nouveaux coups au principe de la laïcité. Remémorons nous ces saintes paroles : "la laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes (...). Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent (...). J’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire d’une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout (...). Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance". Et si un jour le curé remplaçait l'instituteur ?Amen !

mercredi 8 décembre 2010

Travailler plus...

La semaine de 4 jours à l'école primaire a-t-elle vécu ? Instaurée par la réforme Darcos de 2008, la voilà remise en cause par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur les rythmes scolaires - à la laquelle participe le député de l'Ain Xavier Breton. Celle ci prône en effet "la fin de la semaine de quatre jours" avec le rétablissement des cours le samedi ou le mercredi, pour "alléger les journées de l'enfant", mais aussi la réduction de la durée de la journée de classe "en fixant un plafond quotidien horaire". Les députés envisagent également une "réduction des vacances d'été" qui pourraient être raccourcies de deux ou trois semaines et organisées en deux zones afin de ne pas trop pénaliser les activités touristiques. Le rapport parlementaire insiste d'ailleurs sur la nécessité de "respecter l’alternance entre sept semaines de classe et deux semaines de vacances prévue par le législateur", ce qui impliquerait aussi d’allonger les vacances de Toussaint et de "réorganiser le troisième trimestre".

mardi 7 décembre 2010

Ce n'est pas pis ailleurs

Les résultats de la nouvelle enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) ne sont pas à la gloire de notre chère Education nationale. En soi, ce n'est pas là un scoop, pour qui la pratique de l'intérieur. Mais le plus inquiétant est que les écarts ne cessent de se creuser entre les élèves, même si la France se situe encore dans la moyenne pour les performances globales. Dans le peloton de tête, la Corée, la Finlande, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Japon et l’Australie obtiennent des scores compris en 515 et 550 pour les trois domaines testés par PISA, compréhension de l'écrit, mathématiques et culture scientifique des élèves de 15 ans. La moyenne dans l’OCDE est de 493 pour le premier domaine, de 496 pour le deuxième et de 501 pour le troisième. Avec des scores de 496, 497 et 498, la France se situe donc dans le peloton du milieu, aux côtés de l’Irlande, du Danemark, du Royaume-Uni, de l’Allemagne (497-513-520) ou de la Suède (497-494-495), pas très loin des États-Unis (500-487-502). Sans surprise, commente Nathalie Mons, sociologue à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et spécialiste des politiques éducatives, "les pays qui arrivent en tête mettent l’accent sur l’éducation depuis des années, avec un fort consensus pour réduire les inégalités, beaucoup de moyens, et un investissement très fort des familles, notamment en Asie".
Si le nombre d'élèves français qui obtiennent de très bons résultats pour la compréhension de l'écrit est supérieur à la moyenne de l'OCDE, le nombre d'élèves en très grandes difficultés l'est aussi, malheureusement. Autre observation, les disparités sociales expliqueraient 17 % des différences de résultats constatées chez les élèves français, contre 14% dans l'ensemble des pays de l’OCDE. "Cette dégradation en France s’explique plus par l’absence de mesures que par la mise en place de réformes", analyse Nathalie Mons. L'étude souligne aussi des différences de résultats entre garçons et filles : les premiers ont des performances meilleures en mathématiques que les filles, mais l’écart est moins significatif en sciences ; par contre, gros carton rouge pour les garçons pour ce qui est de la compréhension de l’écrit. Il apparait d'ailleurs que les élèves qui ont des lectures variées sont les plus performants dans ce domaine. Cependant, le goût pour la lecture recule : en 2000 69% des élèves déclaraient lire par plaisir, contre 64 en 2009. Tout le monde ne peut pas apprécier "La Princesse de Clèves".

dimanche 5 décembre 2010

"Stagiaires en galère, stagiaires en colère".

"Plus de 150 professeurs, stagiaires et titulaires, ont manifesté mercredi [1er décembre] à Paris, bravant le froid et la neige, pour demander un surcroît de formation pour les jeunes enseignants qui en sont réduits à "gérer l'urgence", a constaté une journaliste de l'AFP.
Cette mobilisation régionale, à l'appel de l'intersyndicale Snes-FSU, SUD et CGT Education et du Collectif stagiaire impossible, a gagné les abords du ministère de l'Education (VIIe arrondissement), avec des slogans comme "profs non formés, élèves sacrifiés" ou "stagiaires en galère, stagiaires en colère" (...). Les manifestants brandissaient de nombreuses pancartes émaillées de grossières fautes d'orthographe telles "Formé nou plusse" ou "Formassion des mètres a re-panser".
Réagissant aux déclarations du ministre de l'Education Luc Chatel selon lequel "moins de 1%" des enseignants stagiaires ont été repérés en difficulté", Pierre Claustre (Snes-FSU de Créteil) a répondu : "Je crois qu'il ment". "Les stagiaires sont très nombreux à se tourner vers les syndicats. La parole commence à se libérer", a argué M. Claustre, rappelant que les stagiaires évitaient souvent de faire part de leurs difficultés de peur de ne pas obtenir leur titularisation à la fin de cette année.
"Je suis censée faire le travail d'un titulaire mais sans avoir été formée. Et on m'a recommandé de ne pas dire que j'étais stagiaire, ni aux élèves ni aux parents", a témoigné Claire M., professeur stagiaire d'espagnol dans un lycée de l'académie de Créteil sous couvert de l'anonymat. Elle raconte les deux journées de formation qu'elle a reçues depuis le début de l'année: "la première en octobre sur la gestion de classe, mais c'est un peu tard: si on a mal commencé l'année, c'est difficile de redresser la barre", et "la seconde en novembre sur l'évaluation alors qu'on avait déjà eu les conseils de classes"

(source : Les Echos, 1er décembre 2010)

mercredi 1 décembre 2010

Galère des stagiaires : Chatel nie la réalité

Après la démision de la directrice de l'IUFM du Limousin, qui dénonce la réforme de la formation professionnelle des enseignants, Luc Chatel tente de désamorcer la crise en déclarant dans Le Figaro que "moins de 1 %" des stagiaires ont été repérés en difficultés. Comme à son habitude, le ministre refuse de voir une réalité qui est toute autre. Sur le terrain, les jeunes profs souffrent d'une charge de travail trop lourde et de la solitude dans laquelle beaucoup d'entre eux sont abandonnés, et s'inquiètent quant aux modalités de leur titularisation. Les chefs d'établissements et les parents d'élèves se posent aussi des questions avec l'arrivée annoncée de stagiaires première année totalement inexpérimentés pour remplacer ceux qui sont actuellement en charge de classes et qui doivent bientôt partir en stage. Mais "les indicateurs ne sont pas particulièrement alarmants" ose affirmer le ministre qui minimise les 78 démissions officiellement recensées depuis septembre. Selon une enquête de la FSU, 82% des stagiaires se disent "fatigués" à la fin de ce premier trimestre et 60% affirment être "débordés". Un sur deux estime avoir reçu une aide insuffisante au cours de ces premières semaines de classe. Chatel, lui, tente une fois de plus de noyer le poisson en évoquant la possibilité "d'améliorer le dispositif actuel" et une hypothétique formation "en alternance". Mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'il revoit sa copie en profondeur.

Formation des profs : démission de la directrice de l'IUFM du Limousin

Pour la directrice de l'IUFM du Limousin, la réforme de la formation des enseignants est devenue indigeste. Elle a donc rendu son tablier au minsitre en démissionnant aujourd'hui deses fonctions. « Cette réforme de la formation professionnelle des enseignants est une catastrophe et je ne veux pas cautionner cela, déclare Valérie Legros dans une interview au Populaire. Je proteste aussi sur la façon dont cela s'est passé : le ministère a d'énormes difficultés de communication avec les acteurs de terrain. Honnêtement, cela me rend malheureuse de travailler dans ces conditions-là. J'ai envoyé ma lettre de démission à la ministre de l'Enseignement supérieur le 1er septembre. Elle sera effective le 1er janvier ».

Journée blanche