mardi 29 juillet 2008

Des baci pour Xavier

Xavier est donc parti en vacances au Lavandou avec, sous le bras, un exemplaire du dernier disque de la Castafiore. C'est le rossignol turinois en personne qui le lui a remis, comme à tous ses camarades ministres et sous-ministres réunis à l'Elysée après le dernier Conseil des ministres de la saison. Le cadeau est accompagné d'une petite dédicace et de "baci" (baisers, en italien). Mais Xavier, qui fait partie des quelques chouchous qui ont eu droit à une dédicace personnalisée, n'a pas voulu révéler ce que Carlita lui avait écrit. Petit cachottier !

Révise bien petit Xavier, il y aura une interro à la rentrée !

vendredi 25 juillet 2008

Le S.M.A. anticonstitutionnel ?

Après l'adoption de la très populiste loi instaurant le "service minimum d'accueil" en maternelle et en primaire, le groupe socialiste au Sénat a décidé de saisir le Conseil Constitutionnel pour "entrave au droit de grève", un droit qui est rappelé dans le Préambule de la Constitution et que Sarko n'a pas encore effacé. Ils estiment également que cette loi "ne respecte pas le principe constitutionnel de 'compensation par l'Etat d'une charge créée pour une collectivité', affirmé par l'article 72-2 de la Constitution". Les papys font de la résistance...

lundi 21 juillet 2008

Fayotage

Cette année notre ami Xavier va passer ses vacances dans le Var, au Lavandou, à quelques encablures du Cap Nègre où le chef se reposera dans la modeste paillotte de Carlita. Fayot, non ?

jeudi 17 juillet 2008

Le sarkozysme meilleur allié de l'école... et ta soeur ?

Notre ami Darcos dresse ce soir, dans une tribune publiée par Le Monde, un bilan très positif de sa première année passée rue de Grenelle et, surtout, explique à ceux qui l'ignoreraient pourquoi "le sarkozysme est l'allié de l'école". La "minorité marginale" toujours prête à pétitionner, manifester et endoctriner les élèves (ça c'est nous !) ne s 'en est pas rendu compte : Sarko, c'est ce qu'on a fait de mieux pour l'école depuis Charlemagne et Jules Ferry. Au rencart les ancêtres. Au cours de cette merveilleuse année, le ministère de l'Education Nationale a pu poser les premières bases du fabuleux projet éducatif de Nicolas : "donner plus à ceux qui ont moins", rompre "avec des principes et des pratiques obsolètes", rétablir "les valeurs du travail, de l'effort et du mérite". Mais à quel prix ? Certainement pas en consacrant à cette belle oeuvre l'enveloppe budgétaire qu'elle mérite, mais au contraire en taillant dans le vif pour que l'école coûte toujours moins cher à l'Etat. Mais chut... il ne faut pas en parler.
Par contre n'hésitons pas à crier haut et fort que la révolution sarkozyste est en marche. Sus aux pédagogistes, aux syndicalistes, aux gauchistes, aux manipulateurs, à ces irresponsables réactionnaires que nous sommes, incarnation d'un système éducatif "monolithique et rétif au changement", incapables de percevoir la grandeur, la bonté d'âme, l'avant-gardisme de Sarkozy. Non, nous n'avons rien compris à la beauté, à la générosité, à la profondeur de la noble pensée sarkozyste. Il est temps de changer ! Engageons-nous dans les pas du caudillo d'opérette qui nous montre la voie et, pour commencer, applaudissons les trois plus belles réalisations de cette année à jamais mémorable : " la réforme complète de l'école primaire", la disparition de la carte scolaire et de "son fonctionnement absurde", le débat engagé sur l'avenir du lycée. Et les milliers de postes supprimés ? On n'en parle pas ? Tous, élèves, maîtres et familles remercions au contraire notre conducatore. Grâce à lui l'institution va pouvoir donner plus aux élèves, et d'abord à ceux qui en ont le plus besoin ; les maîtres vont gagner un milliard d'euros de pouvoir d'achat grâce aux heures supplémentaires massivement distribuées ; les familles vont pouvoir mettre en concurrence les établissements pour offrir ce qu'il y a de mieux à leur progéniture.
Merci Nicolas, ça c'est de la rupture !

la FCPE réagit au S.M.A.

"C’est n’importe quoi. On perd de vue la mission première de l’école. Le ministère considère que le rôle de l’école est de «garder » les élèves et non de les «instruire». Ce projet de loi transforme l’Education nationale en garderie. Je le répète, l’école n’est pas un centre de loisirs. Une école, ce n’est pas seulement des bâtiments, c’est un projet éducatif."
J.J. Hazan, Pdt de la FCPE

Le S.M.A. adopté

Il n'y avait pas foule ce mercredi soir dans l'hémicycle du Palais Bourbon pour le vote sur le service minimum d'accueil dans les écoles, puisque c'est par 77 voix seulement contre 17 que nos bons députés ont écorné (en première lecure) le droit des instituteurs à faire grève librement, dans la mesure où le texte de loi exige qu'ils se déclarent grévistes au plus tard 48 h. avant tout mouvement. Il faut désormais 25 % de grévistes dans une école pour que la commune soit astreinte à organiser ce S.M.A., le montant des dépenses engagées n'étant couvert par l'Etat qu'au prorata du nombre d'élèves accueillis. Voilà qui va sûrement faire plaisir à bon nombre de maires de petites communes. L'opposition a beau jeu de dénoncer un texte "inutile, impraticable et dangereux"et d'y voir "un mauvais coup" porté aux libertés à la faveur de l'été, mais rappelons-lui que si ses troupes s'étaient davantage mobilisées ce soir, le texte aurait peut-être été repoussé. En effet 15 députés du groupe socialiste, radical,citoyen et divers gauche sur 204 étaient présents en séance et 2 députés du groupe gauche démocrate et républicaine sur 24 ; même pas 10 % de l'effectif !

mercredi 16 juillet 2008

Les vacances du gouvernement

... vues par Cabu.

mardi 15 juillet 2008

Maîtresse Carlita

Fillon épargné par les restrictions

Le gouvernement confirme officiellement ce matin le non remplacement de 30600 postes de fonctionnaires partant à la retraite en 2009, dont 13500 à l'Education Nationale. Mais dans le même temps on apprend que les services du Premier Ministre, qui comptent actuellement 7600 fonctionnaires, vont bénéficier de la création de 40 nouveaux postes. Pas mal pour quelqu'un qui n'existe plus !

dimanche 13 juillet 2008

L'épinglé du jour


Nous apprenons que ce 14 juillet le petit coq de l'Elysée promeut notre voisin Georges (Blanc), grand prêtre du poulet de Bresse, au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur. Cocorico !

samedi 12 juillet 2008

Comme si de rien n'était


Revise your English - Un portrait qui ne manque pas d'Eire

Découvert cette semaine dans la presse irlandaise, un beau portrait de notre Président bling-bling , en V.O. of course. Sarko, un korrigan que toute l'Irlande nous envie !

Emperor of bling or whirlwind statesman?

Europe gets set for the Sarkozy treatment

PRESIDENT NICOLAS Sarkozy's armchair was strategically placed in the door of the Élysée Palace, so the air conditioning from the Petit Salon wafted over him. It was the hottest day of summer so far, and the French leader pulled his jacket off while two of his top advisers, jackets on, sweated in the scorching sun beside him.
A servant brought the president's mirror shades, the ones that accentuate his resemblance to a mafia don. Sarkozy was receiving several dozen European correspondents for a background briefing on France's EU presidency, on his terrace.
He pulled an ankle over one knee and the raised leg jerked with nervous energy. His Highness asked for more umbrellas to shade the journalists. The other leg too started jiggling. Microphone in hand, like a pop star, Sarkozy jumped up and launched into the Sarko show.
For an hour and a half, in the noon sun, Sarkozy cajoled, seduced and belittled his interlocutors. The short sentences were direct, unambiguous and frequently punctuated by the inelegant interjection "hein".
"I do the questions and the answers," Sarkozy boasted at one point in the monologue. He does not tolerate criticism, and those of us who dared ask impertinent questions bore the full brunt of his sarcasm.
My colleagues from Brussels were fascinated and repelled by the Sarko show. "I kept thinking about the dinosaurs on the European stage," one said. "No other European leader has Sarko's energy or ability to hold people's attention. The thing that struck me most was the naked aggression of it; the way he stood and leaned over us . . ."
Aggression is a word one hears often in connection with Sarkozy. In the past week alone, the chief of staff of the French army, a journalist and a technician at France 3 television, the head of France Télévisions, the president of the European Central Bank, the EU trade commissioner and French trade unions have all been victims of presidential wrath or sarcasm.
These incidents bring to mind earlier presidential faux pas - like the hostile bystander to whom Sarkozy said, "Get lost, asshole," at the agriculture fair last winter. He's widely accused of "desecrating" the presidential office, though others say he's dusted off a fossilised institution.
As Sarkozy's confidence rating again descended to an abysmal 33 per cent last week (it was 63 per cent when he was elected in May 2007), it was obvious that the president's attitude is rubbing France the wrong way. "I've rarely seen anyone who shows such disdain for his fellow human beings," says Alain Genestar, the former editor of Paris Match who was sacked for publishing a cover showing Sarkozy's second wife, Cecilia, in New York with the man whom she would later marry.
Immediately after his divorce, Sarkozy's courtship and remarriage, to the top model-turned-singer Carla Bruni, shocked conservative voters and precipitated his plunge in opinion polls last winter. Though Bruni was initially a handicap, the couple's state visit to London in late March changed that. Carla's class seems to compensate for Nicolas's rough edges. "She calms the president down," aides at the Élysée keep insisting.
Sarkozy seems as agitated as ever, but Bruni took credit, in a recent interview with Libération newspaper, for attenuating his "bling-bling" reputation. Her new album, which goes on sale on Friday, has received rave reviews despite lyrics comparing the "high" she gets from Sarkozy to drugs and an admission to "30 lovers in 40 years". A poll in L'Express magazine shows 51 per cent of the French think Bruni is a good first lady. When a correspondent asked whether she would accompany the president to Dublin on July 21st, a French diplomat joked: "You voted No. If you vote Yes next time, then you get Carla." (...)
Diplomats and officials describe Sarkozy as impatient and incapable of listening - characteristics that will not help him resolve Ireland's rejection of the treaty. (...) On Saturday night, I attended a dinner party in the 16th arrondissement , a few blocks from Carla Bruni's house. All of the guests had voted for Sarkozy. They were delighted when he became the first president to put women and minorities in positions of power. But now they're disappointed; all criticised his "aggressiveness" and "vulgarity", but said they saw no alternative to him.
Though there were disappointing aspects to his reform of the régimes spéciaux (public-sector pensions), university system and 35-hour working week, the dinner guests credited Sarkozy with being the first French president to "take on" such special interest groups as transport workers. His law on economic modernisation, now in the final stages of legislation, will free up competition and raise the retirement age to 61.
A former left-wing cabinet minister later told me that the socialists want Sarkozy to stay in power long enough to "do the dirty work" of economic reform - which they dare not undertake themselves - so they can breeze back into power when the pain is over.
With the EU presidency, Sarkozy's image as a personally unpleasant but extremely energetic, if sometimes arbitrary, reformer has been projected on to the European scene. "I am president of France. I am president of Europe," he boasted at the weekend.
France has developed a love-hate relationship with "Sarko" (...).
For at least four more years, Sarkozy's the only show in France.
In Europe, there are only five and three-quarter months left to go
.
Lara Marlowe is Paris Correspondent

Congratulations ! Vous l'avez lu jusqu'au bout... Finalement ce n'était pas si difficile. Maintenant vous avez le droit d'aller boire une bonne Guinness à la santé de Sarko.

mercredi 9 juillet 2008

"Elles sont belles mes réformes". Darcos bonimenteur

Pour valoriser les belles réformes du gouvernement, dans un souci de propa..., (pardon !) de pédagogie, les services de la Présidence viennent d'inaugurer un nouveau site internet sobrement intitulé Toutes les réformes pour faire changer et avancer la France. Chaque ministre y présente ses réformes. Filmé dans les jardins de la rue de Grenelle, notre bon sieur Darcos y détaille fièrement six des ses plus belles réalisations dans une série de petites vidéos : la suppression de la carte scolaire, le service minimum d'accueil, la réforme des lycées, la réforme du primaire, l'accompagnement éducatif après 16 h. et la reconquête du mois de juin.
Au fait, aujourd'hui même le Canard Enchaîné nous apprend que Thierry Saussez, le nouveau gourou chargé de la Com' élyséenne, qui vient de flamber 4,3 millions d'euros pour financer de grotesques clips sur le pouvoir d'achat, demande pour 2009 une rallonge de son budget de... 16,7 millions. Cette petite augmentation ferait passer le budget com' du palais de 5,7 à 22,4 millions d'euros, soit une modique hausse de... 292 % ! Oups !
Rappelons que ce même jour, dans un souci d'économie louable, le Premier Ministre annonce le non remplacement de 30000 fonctionnaires partant à la retraite, dont 13500 dans l'Education Nationale. On sait maintenant à quoi serviront les sous...

Fillon annonce de nouvelles suppressions de postes... Darcos confirme.

Ce matin, sur RTL, Fillon, le premier collaborateur, a annoncé le non remplacement de 13 500 fonctionnaires dans l'Education Nationale pour 2009. De l'agitation en perspective...
Verbatim :
J.M. Apathie : Vous rendez actuellement, François Fillon, des arbitrages importants dans le cadre de la préparation du budget 2009. Combien de fonctionnaires partant à la retraite n'allez-vous pas remplacer, l'année prochaine ?
F. Fillon : On a pris un engagement sur l'ensemble du quinquennat de Nicolas Sarkozy, de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. On est en déficit depuis trente-quatre ans. Si on veut sortir de ce déficit, il y a deux façons de le faire : soit avec un plan de rigueur, c'est-à-dire augmentation des impôts et diminution drastique des Dépenses publiques. C'est ce qu'avait fait la Gauche en 1982, sans d'ailleurs obtenir vraiment de résultats sur le plan du déficit. Ou alors il y a une autre solution, celle que nous avons choisie. On fait des réformes structurelles, c'est ce que nous sommes en train de faire : réformes de l'Etat, fusion de l'ANPE et de l'Unedic, réforme de la Défense, etc. On maintient strictement les dépenses pendant cinq ans au même niveau, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'augmentation des dépenses de l'Etat en volume pendant cinq ans ; et on ne remplace pas un fonctionnaire sur deux. En 2009, on prépare le budget sur la base d'au moins 30.000 non remplacements de fonctionnaires partant à la retraite.
J.M.A. : Xavier Darcos indique dans "Libération", ce matin - il est ministre de l'Education - qu'il vous a proposé de ne pas remplacer 13.500 fonctionnaires dans l'Education nationale ?
F.F. : Eh bien, c'est le chiffre sur lequel on s'est mis d'accord ensemble. Ca ne fait pas un sur deux, d'ailleurs, tout à fait parce que l'Education nationale a des contraintes particulières et quand il y a à l'Education nationale, en ce moment, un certain nombre de réformes qui sont en cours et il faut naturellement que ces réformes aient donné leurs résultats pour qu'on puisse conduire cette diminution des effectifs.
J.M.A. : Mais 13.500, ce sera donc l'ordre de grandeur pour 2009 ?
F.F. : Ce sera l'ordre de grandeur pour 2009.
Extraits de l'interview de Darcos dans Libération :
"- Nous voulons que le service reste de qualité et en même temps il nous faut réduire la dépense publique afin de ne pas laisser de dette aux générations futures. Telles sont les données de l’équation pour 2009. J’ai proposé au Premier ministre - et c’est vraisemblablement le chiffre qui sera retenu - le non-renouvellement de 13 500 départs à la retraite. Ce chiffre résulte d’un constat : une meilleure gestion permet de dégager des marges de manœuvre dans l’Education nationale. Nous avons environ 30 000 personnes qui ne sont pas devant les élèves car elles sont dans des services de toute nature. Il s’agit entre autres de mises à disposition dans des administrations, dans des associations, des structures culturelles, sociales, sans doute utiles. Mais ces personnes peuvent être mises au service des élèves, et nous allons les ramener au bercail. Dans le seul système de remplacement, nous avons en outre 50 000 personnes, et ce système n’est mobilisé qu’à 80 %. S’il fonctionnait à 100 %, 10 000 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires pourraient être mobilisés au service des élèves (...).
- Le chiffre de 13 500, c’est ce que nous savons pouvoir faire sans toucher à l’offre éducative, bien au contraire, puisque nous généralisons l’accompagnement éducatif au collège et dans les écoles primaires de l’éducation prioritaire et que nous organisons des stages de remise à niveau pour les CM1 et CM2 ainsi que pour les lycéens (...).
- Je crois que les professeurs comprendront : c’est l’hyperstructure administrative qui va faire un effort sur elle-même. Nous allons donner l’exemple et resserrer les boulons nous aussi dans l’administration centrale. Nous n’oublions pas d’ailleurs les enseignants. Le président Nicolas Sarkozy a promis que 50 % de ces économies seraient reversées aux enseignants. Cette promesse sera tenue (...).
- Enfin, pour encourager les enseignants qui ont pris trois heures supplémentaires en plus de leur service hebdomadaire, ces derniers bénéficieront dès l’année scolaire 2008-2009 d’une indemnité supplémentaire de 500 euros par an. Ces éléments d’amélioration de la condition matérielle des enseignants constituent une première étape qui se poursuivra dans les années à venir. Je sais que les enseignants ont été un peu secoués cette année. Mais je n’ai pas changé : je continue à aimer les professeurs et à considérer que leur métier est essentiel.

Méthode Coué

A l'occasion de l'épreuve d'histoire-géo du brevet des collèges, un certain nombre d'entre nous, correcteurs et surveillants, s'étaient amusés de voir une photo de Nathalie Kosciusko-Morizet (chouchou du patron) illustrer le sujet d'éducation civique, et plus encore de la dimension "sarkozyste" du sujet de géographie, qui invitait les candidats à célébrer la puissance de la France dans le monde (merci qui ?). A peu de choses près le même sujet de géo a été recyclé dans l'académie de Paris pour le BEP. On n'en finit donc pas de louer la grandeur de la patrie et... de Louis Vuitton. Ce qui n'a pas échappé au Canard Enchaîné.
Le Canard Enchaîné, 9 juillet 2008

mardi 8 juillet 2008

lundi 7 juillet 2008

Le vilain fanfaron

Elle en fait du bruit la dernière provocation de Sarkozy. Samedi, devant une assemblée de quelques 2000 godillots de l'UMP, le roquet élyséen s'est exclamé, toute arrogance dehors : "désormais quand il y une grève en France, personne ne s'en aperçoit". Vilain fanfaron... Voilà qui calmera certainement les tensions sociales et les revendications qui ont fleuri ça et là tout au long de l'année. Donnons lui rendez-vous en septembre et rira bien qui rira le dernier. D'autant que la grève n'est pas le seul moyen d'exprimer son rejet d'une politique qui détruit progressivement les services publics et précarise de plus en plus de concitoyens.

vendredi 4 juillet 2008

Le père fouettard

Pour illustrer un travail sur le thème des sentiments et des expressions du visage, une institutrice albigeoise avait demandé à ses élèves de CM1 de collecter des images évoquant la joie, la fatigue, la colère, la crainte, etc. Des affiches avaient été réalisées avec les documents rapportés par les élèves mais, pour évoquer la méchanceté, les irrespectueux bambins avaient sélectionné une terrifiante photographie de... Nicolas Sarkozy. Heureusement, un parent d'élève bien pensant et bon citoyen a courageusement dénoncé l'outrage auprès des services de la Présidence, qui ont sommé le Recteur de Toulouse d'ouvrir une enquête pour atteinte à l'image de notre Président vénéré. L'enseignante irresponsable sera sermonnée et ses élèves méritent tous de se retrouver dans le fichier que le gouvernement prévoit de mettre en place pour repérer et recenser les futurs délinquants dès l'âge de 13 ans. Au piquet !!!

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080704.OBS1426/ecole__une_photo_de_sarkozy_illustre_la_mechancete.html

jeudi 3 juillet 2008

Bonnes vacances

A la fin de cette dernière journée, les héros exténués attendent l'ultime sonnerie... libératrice.
Le temps d'un dernier "pot" décadent, entre mousseux, cookies et bonbons Haribo...
... et les voilà partis en vacances.