lundi 30 janvier 2012

Burn out

Selon une étude menée en mai 2011 auprès de 5 000 agents de l'Education nationale, un agent de l'Education nationale sur sept (14%) se dit en situation d'épuisement professionnel (ou «burn out») et près d'un sur quatre (24 %) en état de tension au travail. Rendue publique ce lundi, cette étude du Carrefour santé social, qui réunit la mutuelle MGEN et des syndicats, révèle donc qu'une «proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré, en particulier les conseillers principaux d'éducation (CPE), les personnels administratifs, les professeurs des écoles élémentaires et (ceux) exerçant en collège». 24 % des interrogés se disent en état de tension au travail et 14 % en épuisement professionnel, tandis qu'une grande majorité déclare avoir connu un problème d'ordre musculosquelettique au cours des 12 derniers mois concernant la nuque ou le cou (78 %), le bas du dos (75 %), l'épaule (60 %), le genou ou la jambe (54%). Selon la zone du corps, entre un tiers et plus de la moitié des répondants déclare un problème au cours des sept derniers jours. Vivement le passage aux 35 heures promis par Sarkozy et l'obligation de présence dans les établisements de 8 h. à 17 h...

vendredi 27 janvier 2012

Une rentrée 2012 sur le dos des lycées

Comment supprimer des postes à la rentrée 2012 alors que les effectifs d'élèves attendus sont en hausse ? Voilà près de six mois que les recteurs d'académie planchent sur un casse-tête: comment supprimer des postes à la rentrée 2012, après des années de cure d'amaigrissement, et alors que les effectifs d'élèves attendus sont en hausse?
En décembre 2011, le ministère de l'éducation nationale a statué sur la répartition des suppressions de postes par académie. Depuis, les recteurs annoncent au compte-gouttes leurs mesures budgétaires. Ils sont contraints par l'engagement pris par le chef de l'Etat, en juin2011, de "sanctuariser" l'école primaire pour que le nombre de fermetures de classes n'excède pas le nombre d'ouvertures. Mais comment appliquer la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sans fermer de classes?
Le premier degré devrait "perdre" 5700 postes et "gagner" 6000 élèves. Les coupes porteront surtout sur les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, les Rased. Selon le Snuipp-FSU, ce sont près de 2500 postes de Rased qui risquent d'être supprimés en 2012. "En cinq ans, près d'un tiers de l'effectif total de Rased aura disparu", soutient le principal syndicat des professeurs des écoles. La maternelle risque d'être encore plus sélective. 13 % des enfants de moins de 3ans sont aujourd'hui scolarisés, contre 34,5 % en 2000.
Dans le second degré – qui perd 6550 postes –, les recteurs souhaitent "préserver le collège". Parce que les prévisions indiquent une hausse de 21200 élèves à la prochaine rentrée, conséquence du "boom" démographique du début des années 2000. Et parce que "le collège est un segment sensible qui accueille une population fragile", considère Jean-Paul de Gaudemar, le recteur d'Aix-Marseille, qui ne lui retirera "que" 27 postes, sur les 285 qu'il doit supprimer dans le secondaire.
Le lycée est donc le principal gisement d'économies. D'autant que la diversité de ses disciplines fait de lui le maillon le plus coûteux. Si un écolier "coûte" en moyenne 5700 euros, c'est 8000 euros pour un collégien, 11400 euros pour un lycéen de la voie générale et technologique, et 11800 euros dans la voie professionnelle. Le ministère a identifié plusieurs "leviers" afin de
supprimer des postes dans le second degré : augmenter la taille des classes, diminuer le vivier de remplaçants, distribuer des heures supplémentaires, rationaliser l'offre et la carte des formations.
Autant de mesures qui font
bondir les organisations syndicales. Une intersyndicale rassemblant la FSU, FO, la FAEN et le Snalc appelle les personnels à une "journée nationale de grève" le 31 janvier, pour exiger "l'annulation des suppressions de postes". Le SE-UNSA et le Snuipp prônent plutôt la "mobilisation locale".

(Source : Aurélie Collas, Le Monde, 27 janvier 2012)

jeudi 19 janvier 2012

11 instits en moins dans l'Ain en 2012

(source : Le Progrès, 19 janvier 2012)

mercredi 18 janvier 2012

Tout se mérite

(Source : Le Parisien - Aujourd'hui en France, 18 janvier 2012)

samedi 14 janvier 2012

Le Snalc vote Mélenchon !

(source : Marianne, 14-20 janvier 2012)

Sarkozy contre les profs

(source : Marianne, 14-20 janvier 2012)

jeudi 12 janvier 2012

Tous pédago...

L'éducation, c'est comme le football. Tout le monde en France est spécilaiste de la question. Derniers experts en date la cinquantaine de personnalités - de grands pédagogues parmi lesquels H. Roselmack, S. Hessel, Abd al Malik, B. Cyrulnik, V. Dhorasoo, Y. Diniz, L. Rufo et T. Young - tous soutenus par huit associations et syndicats dont la FCPE, le Sgen, Se-UNSA et le SNUipp, proposent de faire signer aux candidats à l'élection présidentielle un pacte national contre l'échec scolaire. Leurs revendications s'articulent autour de trois axes :

1°) "en finir avec l'amalgame effort-souffrance" par la disparition de la notation à l'école primaire et son remplmacement par uen évaluation par compétences et par l'intégration du travail personnel au temps scolaire, avec un encadrement individualisé hors temps scolaire.

2°) "réinventer le collège unique" et le repenser comme un prolongement de l'école primaire et non comme un "petit lycée" ; mais aussi rassembler les enseignements en grands blocs de matières, ce qui aurait inévitablement un impact négatif sur le nombre de postes dans les collèges.
3°) "pour une orientation choisie en filière professionnelle" avec une amélioration des conditions d'accueil, l'élargissement de l'offre des filières, la modernisation des matériels et le renforcement des liens avec le monde professionnel.


Pas de doute, comme l'a initié Sarko Ier, l'éducation sera bien au coeur de la campagne, pour le meilleur et pour le pire.


vendredi 6 janvier 2012

A nous, Jeanne !

Autonomie des établissements, 35 heures de présence dans les collèges et les lycées, remise en cause du statut de 1950 pour rédéfinir le métier et la "mission" des enseignants, remise en question du collège unique, vaines promesses de revalorisation maintes fois répétées et toujours attendues, "faire mieux avec les mêmes moyens" (sic), etc.... En présentant ses voeux hier, en terre poitevine, aux personnels de l'Education et de la Recherche, le locataire en fin de bail de l'Elysée a sorti son artillerie de campagne. Une campagne qui, une fois de plus, commence par une stigmatisation populiste des profs. Profitons de ce jour où Sarko Ier piétine les plates-bandes du Front National à Domrémy pour reprendre à son encontre le mot d'ordre de la Pucelle : en mai, boutons-le !

samedi 31 décembre 2011

Bonne année quand même

(source : Charlie Hebdo, 27 décembre 2011)

vendredi 23 décembre 2011

Fondapol propose une réforme du collège

Constatant l'échec du collège unique, la fondation Fondapol propose dans ses "12 idées pour 2012", une réforme du collège avec l'instauration d'un collège light pour élèves en difficultés scolaires et comportementales. Il s'agit de permettre aux élèves "les plus disposés à apprendre" de tirer de l'école "tout le profit qu'ils sont en droit d'en attendre", tout en offrant une formation professionnelle aux autres, via l'apprentissage. Verrons-nous réapparaître les CEG et les CET ? Ce projet s'appuie sur 8 propositions :

- "Organiser la différenciation des programmes pour répondre à la différenciation sociale et culturelle afin de mieux assurer l'égalité des chances".

-"Dans les zones identifiées comme devant faire l'objet d'une action spécifique, de nouveaux établissements d'enseignement secondaire doivent voir le jour sous le nom d' "écoles fondamentales" ". Elles accueilleront les enfants ayant des difficultés en français, mathématiques et "savoir être", qui ne pourront suivre une scolarité au sein du collège général. A partir de la 3e, elles conduiront aux filières d'apprentissage et aux formation professionnelles.
- "Très différemment, l'enseignement dispensé dans les écoles fondamentales doit se concentrer sur trois matières : français, mathématiques, éducation physique et sportive (augmentation de 50 % du nombre d'heures). Enfin, toutes les heures de cours doivent intégrer un objectif de socialisation des élèves, notamment au travers de la relation avec les enseignants et les autres élèves ("savoir être")".


- La salle de classe doit être reconfigurée, la disposition ne mettra plus en scène une confrontation netre le professeur et les élèves". Les élèves devront être placés autour de tables équipées en matériel informatique et l'enseignement s'appuiera largement sur les TICE.

-"Afin de renforcer la communauté enseignante et de créer un réel suivi des élèves, les enseignants doivenêtre présents dans l'établissement de façon continue durant toute la semaine".

-"La rémunération des enseignants et des chefs d'établissement engagés dans une école fondamentale doit être doublée".

- "Le chef d'établissement doit avoir autorité pour le choix de son équipe pédagogique."

- "Chaque trimestre, une commission départementale d'orientation peut décider du passage de certains élèves du collège vers une école fondamentale ou, inversement, d'une école fondamentale vers le collège".

(Source : Fondapol, "12 idées pour 2012", p. 86-90)

jeudi 22 décembre 2011

Fondapol propose un nouveau statut pour les profs

Dans son programme de réformes pour 2012, la fondation Fondapol, un des think-tank de la droite que dirige le politologue Dominique Reynié, propose une nécessaire redéfinition de la mission des enseignants. "Dans le cadre d'établissements devenus autonomes, les obligations de service devront se déduire des missions, et non en être l'objet." Au delà des "invariants" - "transmettre les savoirs essentiels, instruire et enseigner"- les profs devront donc se préparer à l'accompagnement individualisé des élèves en difficultés, "y compris en dehors du temps scolaire ordinaire", à encadrer les lycéens pour "les associer à des projets tout autant qu'à des programmes" et "les aider dans leur choix d'orientation". Une "disponibilité nouvelle" sera attendue : "les professeurs, présents dans les classes, doivent également l'être dans les établissements en dehors de la classe, auprès des élèves, pour assurer d'autres tâches, qui peuvent varier d'un établissement à l'autre selon les besoins des élèves et les choix exprimés par l'établissement". Quant aux nouveaux enseignants, ils auront le choix entre "une carrière classique et statutaire vouée dans sa durée à l'enseignement" et un parcours contractuel plus court "comportant des obligations de service plus soutenues, ne se réduisant pas au seul face à face pédagogique, offrant en contrepartie des rémunérations plus attractives, et donnant finalement vocation à exercer une autre activité soit dans le monde éducatif, soit en dehors ou autrement".

(Source : Fondapol, "12 idées pour 2012", p. 92)

mercredi 21 décembre 2011

Journal de bord d'une prof d'anglais (suite)

Retrouvez le 3e épisode de la chronique de Marine, prof d'anglais dans un collège Eclair de la région PACA : «Une odeur de brûlé envahit la salle de cours» (3 novembre-15 décembre).

(Source : Le Canard Enchaîné, 21 décembre 2011)

samedi 17 décembre 2011

14380 postes supprimés en 2012

En application du principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part en retraite, le ministère de l’Éducation nationale va perdre 13 980 postes d’enseignants à la prochaine rentrée. Disparaissent 5 700 postes de professeurs des écoles ; 6 550 postes de professeurs dans les collèges et les lycées ; 1 350 postes dans l’enseignement privé sous contrat ; 280 dans l’enseignement agricole. S’y ajoutent 400 postes administratifs(...). Ces 14 380 suppressions s’ajoutent aux 16 000 de l’an dernier. Ainsi, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, en 2007, ce sont 80 000 postes de fonctionnaires de l’Education nationale qui ont disparu.

(Source : Ouest-France, 17 décembre 2011)


Pour les collèges et lycées, les académies les plus touchées seront Lille (589 suppressions), Versailles (495), Nancy-Metz (425), Créteil (362), Aix-Marseille (285), Lyon (263) et Grenoble (260).

(Source : Libération, 19 décembre 2011)

Ce sont les recteurs qui décident localement des suppressions. Le ministère a déjà expliqué qu'il tablait sur une dizaine de «leviers» qui devraient les guider. Le nombre d'élèves par classe devrait augmenter dans les écoles et les collèges, sauf en éducation prioritaire où un plafond réglementé fixe un maximum de 25 élèves. Les suppressions porteront sur des postes d'assistants de langues, d'assistants pédagogiques et d'enseignants en surnombre. Des établissements seront regroupés, des options mutualisées. «Aujourd'hui, 300 collèges publics et 500 collèges privés comptent moins de 200 élèves», faisait-on observer dans l'entourage de Luc Chatel, à la rentrée.

(Source : Le Figaro, 19 décembre 2011)

5700 postes supprimés en primaire en 2012

Au mois de juin dernier, face à la grogne des élus locaux, Sarko Ier annonçait la fin des fermetures de classes en primaire. Bien naïfs ceux qui ont cru encore une fois à la sincérité du Président. Le défenseur du triple A les a bien pris pour des triples C... En effet, hier, en guise de cadeau de noël, le ministère de l'Education nationale a annoncé 5700 nouvelles suppressions de postes dans les écoles primaires à la rentrée 2012. Si l'académie de Lille sera la plus touchée et perdra 399 postes, aucune région ne sera épargnée par cette nouvelle saignée : Versailles (- 260), Amiens (- 235), Créteil (- 233), Toulouse (- 227), Aix-Marseille (- 219), Strasbourg (- 216), Bordeaux (203), Orléans-Tours (- 196), Dijon (- 181), Caen et Rennes (- 179), Montpellier (- 172), Rouen (- 166), Besançon (- 154), Grenoble et Reims (- 153), Nice (- 143), Clermont-Ferrand (- 141), Nantes (- 137), Guadeloupe (- 134), Limoges (- 131), Lyon et Poitiers (- 129), Paris (- 98), Martinique (- 97), La Réunion (- 69) et Corse (- 20).

Les profs dans les rues de Bourg-en-Bresse

Jeudi, près de 200 profs ont manifesté dans les rues de Bourg-en-Bresse sous une pluie battante pour dénoncer la réforme des prodécures de notation. En passant devant la rue de la paix, où se trouve l'inspection académique, les militants de la FSU ont pris le temps de rebaptiser la ruelle "Impasse pour l'Education". Le cortège s'est dispersé ensuite devant la préfecture après qu'un "Petit Père Chatel", juché sur un camion, ait lancé quelques paquets de fumigènes dans la cour en énumérant toutes les mauvaises réformes que le ministre a pu offrir au monde de l'éducation. Alors que le ministère annonçait 16,4 % de grévistes dans le secondaire, dans plusieurs collèges de la région on constatait l'absence d'un prof sur deux en moyenne.

dimanche 4 décembre 2011

Lyéce Carriat : un mois de carence en allemand

Entre congé maternité, désistement et manque de candidats, les germanistes n’ont pas de cours d’allemand depuis un mois. Les parents d’élèves montent au créneau.
« Dans l’histoire, qui est-ce qui trinque ? Les élèves ! », s’agace David Demolder, président de la FCPE au lycée Carriat, à Bourg. Il s’inquiète du non-remplacement d’un professeur d’allemand, en congé maternité depuis un mois. Le lycée peine à trouver son remplaçant. Les parents d’élèves, réunis au sein de la FCPE, ont envoyé des mails au rectorat pour protester. « Dans l’Ain, on sait que c’est très difficile de faire venir des professeurs pour certaines matières, en maths, italien… », rappelle le président de la FCPE départementale, Philippe Pélissier. Depuis la restriction des effectifs, il n’y a plus de professeurs tournants dans le département, pour remplacer les absents. « Il n’y a plus de réserve, poursuit-il. On ne peut pas être à flux tendu ou demander aux autres enseignants de pallier ces absences. »
Du côté du rectorat, « cette situation reste exceptionnelle, pour Bruno Brevet, responsable du personnel enseignant. Ce n’est pas un problème structurel mais plutôt conjoncturel. » Trois professeurs avaient été trouvés, mais ils se sont désistés. Le dernier recours a été Pôle Emploi. Un candidat a répondu à l’annonce diffusée : une personne qui n’est pas enseignante de métier mais qui en connaît les rudiments. Elle devrait se présenter en début de semaine, à Carriat, pour assurer les cours pendant quatre mois. Les élèves, notamment les Terminales, bénéficieront de cours de rattrapage pour se remettre à niveau. Le problème semble résolu, pour cette fois.

(Source : E.Viresolvit, Le Progrès, 4 décembre 2011)

mercredi 30 novembre 2011

Ouh la copieuse (bis)

Depuis la publication du "Plaidoyer pour une instruction publique" de Rama Yade, la traque au plagiat est lancée. Depuis quelques jours le Petit Journal de Canal + régale ses inconditionnels d'un florilège d'extraits intégralement copiés dans la presse ou sur les sites internet de journaux et de magazines comme Le Figaro, Le Monde ou Marianne, révélant une belle entreprise de pillage. Pour se défendre la copieuse plaide la citation libre et se retranche derrière la maigre bibliographie publiée à la fin du livre : "tout ce que je cite dans mon livre est en bibliographie ou en note de bas de pages, assure-t-elle ; mon erreur, c'est qu'en citant les auteurs en bibliographie, je m'autorise à les citer librement". Alors pourquoi se gêner... Les véritables auteurs apprécieront.

vendredi 25 novembre 2011

Salaires des profs : encore du flan

Des annonces comme celle-là, on croyait qu'il n'en existait plus que dans le royaume merveilleux de Babar. Les profs vont être augmentés. Tous les profs ? Oh non. Seulement les plus jeunes, qui toucheront désormais dès leur embauche un traitement de 2000 € (brut !... faut pas rêver non plus) par mois. Une générosité qui ne s'explique que par l'inquiétante diminution du nombre d'inscrits aux concours de l'Education nationale. Le métier n'attire plus. Alors, à défaut d'oeuvrer à l'amélioration des conditions de travail et à une meilleure reconnaissance professionnelle de ses soutiers, le ministère a décidé d'attirer le chaland en lui promettant une vraie-fausse reconnaissance de son vrai-faux bac +5 (qui reste dans la réalité plus proche d'un bac + 3). Quant aux autres profs, les vétérans et autres grognards , ceux qui alignent déjà les années de classe au compteur (près de 90 % de l'effectif), leurs salaires ne sont toujours pas revalorisés malgré les promesses de 2007 maintes fois réitérées, demeurant très en deçà de ceux de leurs collègues européens, tandis que leur pouvoir d'achat continue de se réduire comme peau de chagrin.

dimanche 20 novembre 2011

Ouh la copieuse !

Maltraitée puis virée par Sarkozy, abandonnée en rase campagne par Borloo, Rama Yade s'est piquée, à des fins électralistes, d'écrire elle aussi sur l'éducation, préoccupation numéro un des Français, si on en droit les sondages. Bien mal lui en a pris, car étant à cours d'idées sur un sujet qu'elle ne maîtrisait peut-être pas aussi bien qu'elle le pensait, elle a tenté, telle une lycéenne laborieuse, de trouver de l'inspiration sur internet. Et grâce à Google elle a découvert le site de Jean-Michel Muglioni (mezetulle.net), vice-président de la Société Française de Philosophie et auteur de nombreuses analyses sur la crise de l'école dans lesquelles elle a abusivement pompé, sans même prendre la précaution de modifier ou de maquiller le texte initial. Démasquée par l'auteur qui a eu la surprise de relire ses écrits dans les extraits du livre de Rama publiés en avant première par Marianne, l'ex-secrétaire d'Etat s'est défendue avec une bonne foi toute sarkoziste en plaidant l'erreur de bibliographie. M. Muglioni, qui ne se satisfait pas de cette explication, réclame à Grasset le retrait de la vente de cette compilation pirate publiée sous le titre Plaidoyer pour une instruction publique. La prochaine fois qu'elle voudra signer un livre, Rama ferait mieux, à l'instar de la plupart de ses collègues politiciens, de prendre un nègre.