" Les fédérations syndicales de l'Education ont décidé mardi 27 mai de ne pas appeler dans l'immédiat à une nouvelle journée nationale de mobilisation contre les suppressions de postes, renvoyant la question d'une suite à leur mouvement après les vacances d'été. Les syndicats se sont rencontrés mardi en fin d'après-midi à Paris pour décider des suites à donner à leurs trois journées de mobilisation nationale du mois de mai, dont la dernière, samedi, s'était soldée par un échec. "On est à l'approche des examens et de la fermeture de certains lycées. Il y a des craintes de démobilisation. Donc on a décidé de se revoir fin août pour discuter de la rentrée avec l'idée d'une réponse forte du type manifestation nationale à Paris", a déclaré à l'Associated Press Frédérique Rollet, secrétaire générale du Syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU). Les syndicats appellent d'ici là à la poursuite des mobilisations locales".
Une fois de plus LES INSTANCES SYNDICALES FONT PREUVE D'UNE GRANDE LÂCHETE à l'approche des examens et refusent de comprendre que la perturbation des épreuves est désormais notre seule alternative devant un gouvernement aussi obtus que le gouvernement Sarkozy. L'indigne déclaration de la représentante du Snes ne peut être ressentie que comme un camouflet infligé à tous ceux qui se battent depuis quatre ou cinq mois pour défendre leurs conditions de travail et celles de leurs élèves à la prochaine rentrée. EN SEPTEMBRE CE SERA TROP TARD ! La rentrée se sera faite dans des conditions inadmissibles et il sera trop tard pour se plaindre ! Dans la foulée, ces syndicats donnent aujourd'hui carte blanche au gouvernement pour légiférer sur le statut des enseignants pendant l'été et pour continuer l'année prochaine son oeuvre de destruction de l'école. C'est une honte ! Qui plus est au soir des dernières déclarations démagogiques et bassement populistes d'un Sarkozy qui a associé les manifestants de ces dernières semaines à des casseurs d'abri-bus...


1 commentaire:
J'ai bien peur qu'on en soit au même constat (ou presque), à 8000 km de l'autre côté de l'Atlantique, malgré le soutien actif des deux députées guyanaises, des présidents des conseils (région et département), du sénateur, et même de l'évêque! ...
Mais nous sommes à la veille d'une grande mobilisation (manifestations prévues demain matin, le 3 juin) qui nous remplit encore d'espoir!
Tous ensemble, tous ensemble!
Claire, prof gréviste de Guyane.
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